Facebook se paye FriendFeed [business]

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Facebook est désormais une belle grosse entreprise de notre univers numérique et elle fait comme les copines, si elle le peut elle se paye les concurrents.

C’est au début du mois d’août que la nouvelle est tombée dans le calme de l’été. Si pour le grand public se rachat ne signifie pas grand chose, il démontre la volonté de Facebook de truster les nouveaux usages que sont le micro-blogging et le lifestreaming.

L’ennemi dans le micro-blogging est bien sûr Twitter qui n’est pas pour l’instant ? vendre (malgré des tentatives), le succès de Twitter avait d’ailleurs poussé les ingénieurs de FB ? améliorer la gestion du « statut » et de le rendre réactif en presque temps réel.

friendfeed rfly

Le rachat de Friendfeed démontre la volonté de Facebook d’éviter le problème « Twitter » dans le cadre du Lifestreaming. Pour rappel FriendFeed est l’exemple type du lifestreaming, le service propose ? l’utilisateur d’aggréger tous ses contenus numériques au sein d’un flux d’infos. Sur Friendfeed, vous pouvez regrouper les billets de votre blog, twitts, vos photos Flickr, vos vidéos Youtube… Il y a bien sûr un volet communautaire qui offre la possibilité de s’abonner aux friendfeed d’autrui et de commenter chaque mise ? jour. Il est certain que dans une certaine mesure, Friendfeed permet de « surveiller » quelqu’un de manière plus globale et facile. En passant, on peut retrouver la même approche dans le cadre d’une majorité d’utilisateurs de Facebook qui utilise exclusivement les outils de l’entreprise pour faire la même chose.

Pour en revenir aux objectifs de FB, il est clair que le discours du CEO, Mark Zuderberg expliquant que c’est pour attirer les 12 cerveaux de FF dans son équipe et permettre aux utilisateurs du site d’en profiter est secondaire par rapport ? l’envie d’empêcher un deuxième front de s’ouvrir. Si le lifestreaming devenait un effet de mode comme Twitter, la menace bien que relative n’aurait pas pu faire du bien au géant social d’où la mise en action de la politique d’élimination du concurrent en devenir.

Le montant de 200 millions de $ a été évoqué, une partie en cash et l’autre en action mais je n’ai pas trouvé de source 100% fiable pour me le confirmer, mais dans la conjoncture, cela parait tout ? fait envisageable.

Enfin, reste ? savoir ce que va faire Facebook de la communauté active, si la société maintiendra le service tel quel ou si le site sera fermé pour un usage uniquement accessible sur Facebook. Personnellement j’imagine mal une cohabitation des 2 services malgré les conséquences qu’entraineront les réactions de la communauté.

Facebook devient un ogre et je ne sais pas ce qui pourrait le faire vaciller pour l’instant, mais c’est aussi ça qui intéressant dans l’économie numérique, non ?

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