Le live électronique, le parent pauvre du numérique [eBook]

kindle

Le livre électronique est surement le plus vieux des représentant de l’internet et en même temps la partie de la nouvelle économie du tout numérique qui a le moins évolué depuis le début.

La musique ou la vidéo, créations de l’esprit humain par excellence ont connu au cours la dernière décennie une révolution forte et toujours en croissance, nous assistons perpétuellement ? une lutte entre ayant-droits, consommateurs producteurs et depuis peu de politiques (souvent) idiots.

Bien que cela puisse paraitre étonnant, l’industrie du livre a réussi ? se tenir ? l’écart certainement très appuyé par l’absence de support numérique adapté, on est tous d’accord que lire un bouquin devant son ordinateur n’est pas l’idéal et c’est donc les géants du bien culturel comme Amazon qui ont profité du vide d’abord par la vente de livre papier par correspondance puis récemment en lançant le Kindle.

Le Kindle est un appareil dont j’ai déj? parlé qui offre l’avantage d’afficher les textes sur un écran ? « encre-électronique » qui consomme peu et offre une vraie qualité de lecture. Il y a quelques mois, je vous parlais de Stanza, startup qui proposer des e-reader pour mac/pc mais aussi pour iPhone, le succès sur le mobile d’Apple a été réel et Amazon a donc acheté l’entreprise assez rapidement.

Comme je l’avais indiqué dans mes billets précédent, la lecteur sur un iPhone/iPod touch n’est pas du tout une hérésie, c’est même très agréable. J’ai pu partir en vacances avec une dizaine de livre dans la poche, profiter du réglage du contraste, profiter du système qui permet de lire dans l’obscurité en échangeant l’écriture noire sur fond blanc par le contraire. Je suis convaincu que l’iPhone ou des appareils similaires peuvent avoir un impact fort sur l’arrivée des ebook dans la poche de tout le monde. Pour ceux qui ont un iPod touch/iPhone, je vous invite ? tester un des nombreux ouvrages du domaine public dispo en français pour tester le confort de lecture. En passant, pour les citadins, lire sur son mobile dans le métro apporte un confort imbattable.

Si le portrait jusqu’ici est plutôt intéressant, il reste que le offre commerciale en français est presque inexistante. J’évoquais quelques livres du domaine public mais il est presque impossible d’acheter légalement en quelques clics les nouveautés et les best sellers. Pour le peu d’offre existante, on est en plus confronté ? des prix complètement stupide, aussi cher ou presque que les éditions en papier.

Ce qui m’inquietes dans tout ça, c’est l’écueil vers lequel va cette industrie si elle ne réagit pas très vite, en effet un livre électronique pèse en pdf 3 ? 4 Mo, c’est donc un client parfait pour le P2P mais cette légèreté permet de se l’échanger par email, IM… sans aucun problème, du coup si l’offre commerciale honnète et sans DRM ne pointe pas le bout de son nez, comme pour la musique et le cinéma, ce sont les internautes qui vont prendre la main. Le risque l? est énorme, car même si certain en rêve, il va être difficile de contrôler l’intérieur de toutes les boites mail.

Conclusion simple, l’industrie du livre doit nous fournir simplement rapidement une offre riche ? un prix correct ou elle va direct dans le mur et on va la retrouver ? pleurer ? grosses larmes dans les jupes de nos élus en compagnie des autres industriels des biens culturels.

6 réflexions au sujet de « Le live électronique, le parent pauvre du numérique [eBook] »

  1. La grosse différence par rapport ? la musique et la vidéo, c’est que ‘ripper’ un livre, y’a pas de soft qui fait ça tout seul en tournant les pages ? scanner.
    alors que les mp3 et les films qu’on trouve sur le p2p, sont (re)-encodés en quelques minutes…
    voil? la grosse différence, qui pour l’instant protège la distribution massive des livres sur les réseaux p2p.

  2. « ripper un livre, y’a pas de soft qui fait ça tout seul en tournant les pages ? scanner »
    Bien sur, mais je serais curieux de savoir (n’étant pas du milieu) sur quels outils les éditeurs préparent les manuscrits avant impression (Word j’imagine), et si le vrai risque pour eux n’est pas de voir circuler ces fichiers sur internet ? partir du moment où se développeront des matériels adéquats
    « l’industrie du livre a réussi ? se tenir ? l’écart certainement très appuyée par l’absence de support numérique adapté »
    En informatique, ce serait pas l’organe qui crée la fonction finalement ?

  3. Hello,

    Je pense comme Country Skinner il existe déj? la « fuite » chez les éditeurs, il y a aussi et ce n’est pas ? négliger le travail des « gens de l’ombre », tu peux aujourd’hui déj? trouver pas mal de livres pas disponibles officiellement au format pdf dans pas mal de forum. Certes il est moins facile de ripper un livre mais ça arrive quand même. Sans parler de la volonté de nuisance qu’il peut y avoir dans une industrie en publiant en e-book le bouquin d’un autre.

    Dur de dire comment cela va se faire, mais encore une fois je reprend le parallèle avec la musique, ce n’est pas en se mettant la tête dans le sable que tout va bien se passer. Attendre sur le web et la mauvaise technique, du moins souvent.

    Sur la question de l’organe, oui, c’est sûr, mais je connais quand même des gens qui il y a des années imprimaient des bouquins trouvés sur emule.
    Les smartphones ? grands écrans peuvent par contre devenir plus que le kindle un facteur d’accélération d’un marché encore mineur.

    A voir 🙂

  4. Bonjour,
    Je suis d’accord sur le discours de l’auteur de ce post et confirme l’absurdité des éditeurs ? vouloir facturer le même prix que celui du livre en acquisition papier !
    En attendant que les éditeurs comprennent l’intérêt du livre électronique, que l’on me permette au moins une acquisition papier AVEC l’autorisation de télécharger la version numérique pour une lecture sur iPod ou iPhone et bientôt MacTablet.
    PS : Vraiment bien Millénium tome 1 (illustration du post)

  5. Deux coups de geule:
    – il faut savoir qu’en France la TVA sur les livres élétroniques est de 19,6% alors qu’elle n’est que de 5,5% pour les livres papiers. Merci l’état !!!
    – La FNAC et hachette sont des e… (Voir Coluche pour le terme exact) car non seulement les livres qu’ils proposent ne sont pas vraiment moins chers mais en plus certains son vendus au prix du papier grand format (15 ? 18€) alors que la version de poche est vendu 6€.

    A noter que j’ai le Sony PRS-505 que le soft est moyen mais que la lecture est très agréable.
    A noter aussi que j’achète mes livres soit en anglais sur des sites comme BooksOnBoard, ou bien un editeur canadien qui a pas mal de livres en Français (simpleedition.com) et en plus ils sont très sympa.

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