Bientôt des cartes mémoires de 144 Peta [CompactFlash rulez]

Le stockage de données numériques est un des énormes enjeux que l’évolution technologique à créer. Pour faire simple, une fois le stockage des données et le problème de l’energie réglé, l’Homme pourra enfin s’occuper de voyager dans l’espace ou d’explorer pour de vrai les fonds marins…

Le 22 févier à 13h10 à Cupertino en Californie, la CompactFlash association a dévoilé les specs de ces futures cartes mémoires (oui celles que l’on avait dans nos appareils photos y a 3 ans…) et ça rigole plus.

L’annonce a été faite en présence du big boss de Canon, les futures cartes CompactFlash permettront de stocker 144 Petabytes. Ouais ça fait beaucoup… 1 Petabyte est équivalent à 1 000 Terabytes sachant que 1 Terabyte est équivalent à 1 000 Gigabytes (+/- 1 000 Go).

En gros, ça permettrait de mettre dans 1 carte compactflash 2,7 millions d’heures de vidéo HD soit 2 siècles de production de vidéo par l’industrie du porno (selon Wired)

Bien sûr, nous ne connaissons pas encore la date de dispo et encore moins le prix de ces nouvelles cartes mémoires mais lorsqu’elles vont débarquer cela pourrait changer énormément de choses dans notre environnement. Bien sûr il y a le stockage personnel et professionnel, quelques cartes pourraient remplacer des millions de disques durs dans le monde. L’autre impact pourrait être au niveau de la facture d’électricité des datacenter, les mémoires flash sont beaucoup moins consommatrice en énergie que nos bons vieux disques durs, elles dégagent aussi moins de chaleur ce qui a un impact sur l’utilisation massive des climatiseurs.

Attendons un peu mais l’arrivée de ce genre de support peut vraiment est cool à un niveau qui nous dépasse.

8 réflexions au sujet de « Bientôt des cartes mémoires de 144 Peta [CompactFlash rulez] »

  1. Nan mais il faut lire l’article… Ils ont publie une specification qui indique que l’adressage se fera sur 48-bit, ce qui permet _JUSQU’A_ 144 PB… pas necessairement qu’il y a ce qu’il faut derriere pour assurer autant de stockage.

    Les microprocesseurs 64-bit de nos jours peuvent aussi adresser 48-bit de RAM et ca ne veut pas dire qu’il existe des machines avec autant de RAM !

    Il faut arreter d’ecrire ce genre d’article telephone arabe !

  2. Comme tu peux le remarquer, je n’ai pas dis qu’elles sortent la semaine prochaine, l’idée est plutôt de parler du futur et de l’immense changement que ça sur nos usages et habitudes.

    Cela étant, peux tu m’en dire plus ?
    Tu veux dire qu’à partir de ces specs, ils peuvent rien faire à cause du fait qu’ils savent pas sur quoi les écrires tous ces bytes ?
    Merci d’avance pour les précisions.

  3. Oui, il y a une (très grande) différence entre l’espace d’adressage et la capacité d’un système de stockage…

    Ce que représentent ces 144PB est en fait très simple à comprendre :

    Considérons un disque dur.

    Physiquement, c’est tout plein de petites cases mémoires élémentaires pouvant contenir chacune soit un 0 soit un 1, comme tout le monde le sait.
    Sauvegarder un fichier de taille « n bits » dedans, c’est simplement remplir n cases consécutives portant l’information de ce fichier.
    Si on veux lire ce fichier, il suffit d’aller « à la case mémoire où il commence » , et de parcourir les n bits.

    Tout le problème consiste à dire au disque dur : je veux aller « ici » et lire le contenu. Pour cela, on utilise une adresse, qui elle aussi est une suite de 0 et de 1. Or, il est pratique, voire indispensable pour des raisons technologiques (manière dont est controlée la tête de lecture), que la taille de cette adresse soit fixe en taille (par exemple 32bits).

    Imaginez que LaPoste décide de se moderniser, en utilisant exclusivement des machines de reconnaissance d’écriture (et virant tous ses employés ^^). Pour garantir que la reconnaissance marche mieux, elle impose un standard que les adresses postales doivent respecter pour être reconnues : par exemple : « xx rue yyyyy » Alors le nombre de maisons par rues est limité à 99, et le nombre de noms de rues dans le monde est limité à 26^5.

    Se rendant compte de ce problème, elle décide désormais que le standard sera de la forme :
    « xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx rue yyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy ».

    Ca ne mange pas de pain, impose juste à mettre plein de zéros… « 0000000000000000000000001 rue des_fleurs____________________ »

    Par contre, maintenant, pour chaque rue, il est théoriquement possible de mettre 99999999999999999999999 maisons dedans, il sera toujours possible de les adresser.

    on a multiplié par un milliard de milliard le nombre possible théoriques de maisons par rue…

    C’est exactement ce que fait CompactFlash : il change de standard 🙂

    En détail : un adresse sur 32bits fournit 2^32 adresses différentes, soit 4 294 967 296 = 4TB
    sur 48bits, ça fait le chiffre magique de 144PB…

    Tiens, tant que j’y suis à parler d’adressage, j’en profite pour donner la différence entre bit, byte et octet, que pas grand monde connait vraiment, ce qui fait souvent une grande confusion… :
    Un bit (b, kb, Mb, …) c’est un emplacement mémoire élémentaire, stockant un 0 ou un 1.
    Un octet (o, ko, Mo, ..) par définition, c’est 8 bits.
    Un Byte (B, kB, MB, ….), c’est la plus petite capacité mémoire adressable par le système de stockage. De manière plus clair, plutôt que de donner la possibilité de déplacer la tête de lecture sur chaque bit, on va regrouper ces bits par paquets de n, et le disque dur peut uniquement exécuter l’ordre : « va à l’adresse de ce paquet de n bits, et donne moi toutes leur valeurs ». dans 99,99% des cas chez les systèmes grands publics, n=8, c’est à dire qu’un disque dur ne peut lire les bits que par paquets de 8. D’où 1 Byte = 1 octet très très souvent, mais c’est surtout historique…

    on voit donc que l’espace d’adressage ne s’exprime qu’en Byte, alors qu’il vaut mieux exprimer une capacité de stockage en bit ou octet (hors du contexte, une capacité de 80GB ne veux rien dire. Si chaque bit est adressable, cela signifie que la capacité du disque dur est de 80Gb soit 10Go)

    Cheers 🙂

  4. Le grand problème, c’est que nos appareils photos actuels fonctionnent avec des cartes utilisant le système de fichiers FAT32. Or, celui-ci est limité à 32 Go… Les prochaines cartes SDXC, et celles dont tu parles dans cet article également, devront utiliser un autre système de fichiers. Lequel ? NTSC ? C’est un format Microsoft, mal lu par Mac OS X. HFS+ ? C‘est un format Apple, pas lu par Windows. Ext4 ? C’est un format Linux, pas lu par les autres. ISO 9660 ? C’est un format réservé au CD, qui de plus ne pourra sans doute jamais dépasser les 8 To.

    On est dans l’caca ! ^v^ »

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