La guerre de la lecture numérique commence [vraiment]

Les tablettes de lecture peuvent apparaitre aux plus connectés d’entre nous comme un espèce de bruit de fond que nos lecteurs RSS remontent depuis quelques années. Mais la réalité est enfin en train de rattrapé ce qui n’était jusqu’à présent qu’une fiction : bientôt nous lirons vraiment électronique.

Avant, il y avait le Kindle. Amazon leader mondial incontesté (ou presque) de la culture en ligne a donc lancé il y a déjà longtemps le Kindle, un lecteur de livre électronique pas très fun mais disposant d’un écran offrant un confort visuel proche de celui du papier. Il y a eu plusieurs phases avant d’en arriver à nos jours.

D’abord le Kindle aux USA avec une offre de livres chères mais nombreuses. Puis, des concurrents, avec surtout Sony (partout sauf au Japon) mais un parc de lecture en France réduit au strict minimum et le sentiment profond que l’industrie du livre avait envie de vivre la même révolution électronique que la musique et le cinéma.

Depuis l’arrivée de l’iPad la donne a changé et les industriels ont compris qu’ils n’avaient plus le temps d’attendre et de temporiser. L’iPad a démocratisé la notion de tablette tactile, l’a rendu sexy et a ouvert un nouveau terrain de jeux, la face multimédia/web en tête.

Du coup les readers de ebook ont pris un coup de vieux mais paradoxalement sont revenus sur le devant de la scène avec une offre qui commence à prendre forme.

Amazon a donc lancé un nouveau Kindle Wifi à 139$ et les concurrents sont tous en train de s’aligner. Reste que l’offre en français restait en retrait. Dans son coin la FNAC préparait donc son offensive et ce week end a été annoncé le Fnacbook, un reader papier électronique qui pour un peu moins de 200€ devrait ouvrir sur les 80 000 ouvrages numériques disponibles sur sa librairie numérique.

Pour avoir eu la chance de toucher quelques machines utilisant l’encre électronique et en ayant pu jouer avec l’iPad et la JooJoo, je dois bien admettre que les deux marchés ne sont pas encore en concurrence frontale. Lire sur iPad est largement faisable et est même agréable. Mais lire sur une tablette à encre électronique offre un réel confort que les écrans retro-éclairés n’atteignent pas.

A aujourd’hui, le mieux serait d’avoir les deux 😀 . Avoir un outil pour le surf rapide, l’aspect ludique et une liseuse pour les voyages, les transports, le fond du canap’. Reste bien sûr que le rêve serait d’avoir des écrans e-paper couleurs et multimédias, mais pour ça il va falloir patienter encore quelques mois avant de voir des alternatives crédibles.

Pour conclure, j’ai envie de franchir le pas et d’ajouter à mon inventaire un petit readers de ebook avec une grande autonomie, un confort de lecture réel et un look vraiment moins voyant que l’iPad pour lire peinard. Par contre, si je devais choisir entre les deux, je commencerai par la tablette multimédia plus sympa et polyvalente.

Si l’actualité du livre électronique vous intéresse vous ne pouvez pas passer à côté de ebouquin un vrai bon blog de référence.

crédit photo n°1 : Wired

4 réflexions au sujet de « La guerre de la lecture numérique commence [vraiment] »

  1. Voilà, c’est exactement ça ! Faute d’offre légale intelligente, les lecteurs ne seront guère gavés d’autre chose que de livres piratés…

    Et autant pour la musique, ça m’a fait moyennement mal au vu de la qualité globale de la production des majors, autant pour le livre, même s’il y a un grand nombre de bouses, ça me gêne un peu plus.

  2. Je suis d’accord mais reste que tu ne détailles pas assez les offres 😉

    Il y en a peu, la plupart sont chères et gérées par les grands éditeurs qui se comportent de facto comme les majors de la musique, au contraire de pas mal de petits éditeurs indé qui bougent aussi vite que les labels indé en musique… Le parallèle est saisissant.

    Bref, je m’attends à un sacré paquet de têtes coupées dans les mois / années à venir si l’industrie du livre s’obstine à être aussi conne que celle de la musique.

  3. je te l’accorde, il manque d’ailleurs cette étude, un point objectif de l’offre légale.

    Cela dit, on risque de voir les lecteurs de livres électroniques arriver enfin en France, malheureusement (ou pas) à la manière du mp3 il y a quelques années, un appareil pour lire des bouquins trouvés en ligne pour 0€.
    Sans parler du fait qu’un volume de Harry Potter (par exemple) représente quelques Mo, on est loin des Go d’un film en HD.

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