l’industrie du livre devrait rejoindre la communauté du LOL [eLivre]

hadopi

Je me demande si les gens du SNE et leurs copains de l’industrie du livre vivent à nos côtés.

Dans un mail ce week end, relayé aussi par le très bon blog ebouquin.fr, nous apprenons que le Syndicat National de l’Edition a décidé de rejoindre le super hero des temps moderne : HADOPI.

Alors, bon, soit les gars ils vivent sur la banquise avec une connexion à 28kps, soit à St Bart’ dans une piscine de Champagne mais voilà de quoi : – Ennerver un peu plus les observateurs comme moi – Faire signe au public qui l’ignorerait que oui, il y a des ebooks pirates qui se baladent en ligne – Démontrer le côté retrograde de cette industrie – Faire comme les copains de l’industrie de la culture – Enrichir un peu plus MU & co (ça j’en parlais y a 2 jours)

En fait, les gars, le mieux c’est d’accompagner le changement, de considérer l’internaute comme un client et pas comme un ennemi et puis, franchement vous aviez 10 ans pour vous préparer…

J’ajouterai que le gros problème pour l’industrie du livre, c’est qu’un bouquin en .pdf cela pèse dans le 4/5Mo, du coup ça se passe très bien par email…

Un conseil parce que je suis encore un peu de bonne humeur : les gens ne peuvent pas comprendre comment un livre électronique peut couter le même prix qu’un livre en papier dans un magasin physique.

J’avais envie de faire une parabole avec Saroumane et les Ents mais bon…

8 réflexions au sujet de « l’industrie du livre devrait rejoindre la communauté du LOL [eLivre] »

  1. Ben, contre toute attente, et d’après les personnes (qui bossent dans la presse) m’ont dit : oui.

    Genre, un livre de poche, à grand tirage, le prix de l’impression, c’est peanuts, moins de 10 centimes.

    Bref, l’info est à prendre avec des pincettes, je ne suis pas du tout un expert du domaine, mais ça vaudrait le coup de se renseigner plus précisément.

  2. Je viens de me renseigner un peu sur les coûts d’impressions.

    Pour un magazine, tiré à 100 000 exemplaires, le coût d’impression d’un exemplaire revient à 40 centimes.

    En gros, d’après ce que j’ai compris, l’impression, c’est ce qui coute le moins cher, et plus t’imprime, moins ça te coute (quand tu ramène le prix à l’unité).

    Au final, même si tu enlève le prix de l’impression, il faut quand même ajouter le prix de l’hébergement, de la plateforme, du site web, etc…

    Donc oui, les utilisateurs ont du mal à comprendre, mais au final, c’est juste par manque de connaissance.

  3. Ok pour l’impression mais reste la matière première, le stockage, le transport, l’électricité, les intermédiaires…
    Je ne paierai JAMAIS un ebook 20€ en fait si ils veulent pas se faire bouffer par le pirate, ils se bougent le cul pour nous proposer un tarif à 3,99€ et puis c’est tout 🙂

  4. Bah, moi j’achète pas de ebook.
    Je préfère un vrai livre.

    20€ c’est cher. C’est pour ça que généralement, j’attends qu’il sorte en poche, ou alors, on me l’offre 🙂

    3,99€, ouais, c’est un bon prix. Après, faut voir si il est réaliste ou pas.

  5. Il y a derrière chaque livre papier tout un réseau d’intermédiaires, tout un circuit de distribution, de promotion de vente qu’on ne soupçonne pas, et qui rajoutent au coût du livre. Si on regarde bien les chiffres, et qu’on coupe tous les postes non-indispensables si on se met à vendre des e-books, le calcul est vite fait : déjà ça fait sauter 33% de libraire…
    Sur un livre à 10 euros, ça fait 3.3€

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