Minecraft : entre jeu et phénomène [Tapa16bits]

Aujourd’hui, mercredi, jour des enfants, on va parler d’un jeu pas violent, presque poétique : Minecraft.

Minecraft est l’oeuvre de Markus Persson un suédois qui en l’an de grâce 2009 a lancé son petit jeu à la face du monde. Le résultat est surprenant car au mois de janvier dernier 1 000 000 d’exemplaires du soft ont été vendu et c’est encore une Beta. Pour les amateurs de fortunes, le jeu était vendu au début 10$, maintenant 15$ et on ne connait le prix qui sera demandé pour la sortie définitive.

Markus a donc créé un jeu à la base simple : Des graphismes datant de 1988, une carte générée de manière aléatoire, un cycle jour/nuit, quelques monstres et du crafting.

Lorsque vous lancez pour la première fois le jeu, vous vous trouvez donc au milieu d’un nouvel environnement composé de forêts, de montagnes, de plages… vous voilà un Robinson Crusoe de pixels. Il faut alors, plutôt rapidement se mettre à l’abris car la nuit tombe, et c’est à ce moment là que les monstres sortent et il n’est pas facile de les combattre, surtout au début. Il faut donc partir rapidement couper du bois pour fabriquer, une petite pioche en bois, pour creuser vite fait une petite caverne à l’abris.

Le cycle jour/nuit et les monstres donnent un certain rythme mais c’est avant tout le plaisir de « faire » qui va guider vos pas.

Et le crafting fût. Le crafting est un vieux trucs des jeux de rôle, d’aventure, des MMORPG & co, l’idée est de créer à partir de plusieurs éléments de base un élément plus complexe. Sur Minecraft, une grille de 3×3 peut être rapidement accessible et la disposition des éléments sur cette grille permet d’obtenir différents objets. Comme je sais pas si je suis clair exemple avec la pioche en bois et la pelle en bois :

La conception d’objets permet plusieurs choses : obtenir des armes pour se défendre ou des outils plus performants. Parce que rapidement, c’est l’envie de creuser et de construire qui vont prendre le dessus.

Parce que dans Minecraft on peut casser tous les blocs, les stocker dans son inventaire et les empiler à l’infini. Il faut aussi creuser le sous sol pour trouver des matières plus rares et le joueur se trouve à passer son temps à creuser des tunnels et laisser libre cours à ses envies. Je sais pas si ça vous donne envie, mais à jouer c’est onirique, ça stimule l’imaginaire et ça détresse un max.

Mincraft offre aussi une partie « multi ». Elle n’est pas géré par le millionnaire suédois mais par les membres de la communauté. Il existe donc de nombreux serveurs de jeux, souvent orientés « roleplay » dans lesquels des projets complètement dingues voient le jour. En France, j’ai repéré 2 communautés, celle vivant sur le forum de CanardPc et Minefield.

Pour « visiter » un serveur multi, avantage à Minefield car l’entrée est accessible à tous, mais les nouveaux ont aucun accès aux du jeu, c’est juste pour la promenade. Pour aller plus loin, il va falloir intégrer la communauté. Je vous invite à visiter les liens pour voir les projets qui vont de reconstituer des lieux historiques à créer des villes imaginaires cohérentes.

Le plus dingue avec Minecraft c’est que le jeu est très simple dans son mécanisme et que c’est justement ça qui a fait son succès. Un petit peu à la manière de Second Life, les univers qu’ils soient solo ou multi sont malléable par le ou les joueurs et du coup c’est une sorte de lego sans limite qui est proposé.

Minecraft est une expérience plus qu’un jeu, il est facile de se perdre des heures en solo à creuser pour trouver un peu d’or ou du diamant, en multi il faut intégrer une communauté virtuelle qui invente les règles de la vie commune. Minecraft est incroyable et inquiétant, concret et onirique.

4 réflexions au sujet de « Minecraft : entre jeu et phénomène [Tapa16bits] »

  1. Je tiens à préciser que ce qui est le plus impressionnant en multi, ce n’est pas à quel point le monde est modifié, c’est surtout de voir l’ingéniosité des créateurs, donnant naissance à des œuvres tout simplement titanesque, d’une complexité incroyable.

    Certains serveurs ont même installés (grâce à une communauté très vivante et active, des mods à foison ) tout un système économique.

    Certains mods solo sont aussi très riches. Allez faire un tour sur la partie modding des forums minecraft, vous trouverez certainement votre bonheur.

    Inconvénient majeur de minecraft: c’est du java, ça pompe un max de ressources. il faut également une carte graphique un minimum puissante pour jouer confortablement.

  2. Merci Druil pour ces précisions, il est assez dur de faire un billet pas trop long et rien oublier, Minecraft à expliquer c’est pas facile 🙂

    Greg : je vais aller me ballader sur Aquillon dès que possible, merci pour le tuyaux.

  3. Salut, je viens de tomber dedans…

    J’ai 39 ans, et le soir même j’avais un serveur dédié sur une machine chez moi 🙂 L’auteur du jeu est lui-même dans cette tranche d’âge.

    Pas étonnant que je sois fana à ce point:

    Ca me rappelle délicieusement des graphismes à la Doom (1994), avec un gameplay de survival à la Sapiens (Loriciels, 1986)

    A mon âge on n’a pas le temps de jouer autant qu’on voudrait. Il faut un jeu qu’on puisse démarrer quand on veut pour arrêter quand on veut, que ça dure 5 minutes ou deux heures. On peut y jouer sans soucis avec ses gamins, aussi tranquillement que si on y empilait des légos dans sa version gratuite.

    Il existe en outre un jeu flash à peu près du même genre qui s’appelle « motherload », c’est du crack ce truc. N’y touchez pas.

    Et puis… oh, bien sûr: cette réminiscence des bons vieux jeux vintages qui ont bercé mon enfance, je veux parler des LEGOS et des CUBES !!

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