KickStarter : le phénomène US du crowdfounding [uShouldKnow]

KickStarter a été créé en 2009 et qui a pour première originalité d’être à New York (et pas dans la Silicone Valley). Le projet a déjà bénéficié de 10 millions de $ pour se lancer.

Le principe de KickStarter est d’offrir du crowdfounding. L’idée est donc de proposer aux internautes un projet/idée/concept/produit/… et de les inviter à investir de l’argent pour que le porteur puisse le réaliser. Pour le demandeur des fonds, il est obligatoire de définir le montant qu’il doit réunir et une date de fin de la levée. Si les montants peuvent dépasser le budget demandé la date est fixe. Avant la date, il s’agit de promesses de dons gérées par Amazon qui se charge de faire le tiers de confiance.

Une fois la date échue, l’argent est prélevé et l’organisateur dispose des fonds.

Une des bonnes idées de KickStarter et de pousser le demandeur a créé des catégories de donateurs, par exemple, jusqu’à 15$ tu as droit à ça, à 50$ autre chose… On peut voir régulièrement dans les projets des diners avec les demandeurs, la possibilité d’apparaitre au générique pour les vidéos et dans les jeux vidéos certains proposent d’intégrer le personnage du donateur au sein du jeu.

KickStarter vivait bien et avait réussi un joli coup en permettant à Diaspora le « facebook open source » de lever 200 000$. Mais le tournant est venu il y a quelques semaines quand Double Fine la société de Tim Schafer qui demandait 400 000$ et qui a réussi à obtenir plus de 3 000 000$. Depuis, le service est devenu vraiment populaire et beaucoup de créateurs de jeux se sont lancés.

J’aime beaucoup le site, il est clair, rapide et la ballade entre les projets est agréable, surtout qu’il y a beaucoup de projet très intelligents. Les pages « profil des projets » sont très bien réalisées, les vidéos permettent souvent de voir les porteurs de projets.

Je vous invite vraiment à en faire le tour du site, peut être vous trouverez vous l’âme du bon samaritain.

6 réflexions au sujet de « KickStarter : le phénomène US du crowdfounding [uShouldKnow] »

  1. En plus du Double Fine Adventure, je te recommande The Banner Saga, qu’a l’air bien sympa. J’ai même mis 60$ 😀

    http://www.kickstarter.com/projects/stoic/the-banner-saga

    Par contre, le côté dommage de KickStarter, c’est qu’il me semble que tous les paiements passent par Amazon, et malheureusement, impossible de créer un projet sans avoir un compte dans une banque US. J’espère qu’ils vont aussi permettre au reste du monde de se lancer également !

  2. Kickstarter c’est bien ‘il existe d’ailleurs aussi digital-coproductions.com en France. 😉

    Par contre cette obligation de passer par le système de paiement d’amazon pour devenir  » backer » c’est plutôt pas terrible, je trouve ! :/

    Heureusement certains studios se montrent assez réactifs de ce côté-là (enfin 1, en fait ^^) puisque j’ai pu devenir contributeur sur wasterland 2 en passant par paypal, et j’invite d’ailleurs tous les lecteurs, fans de ce type de jeu, à soutenir ce projet, il reste encore 15 jours, ne traînez pas en plus pour 1 euro investit, c’est un bébé phoque de sauvé (ou pas) ! 🙂

  3. chose amusante, on en vient à défendre nos « investissements » parce que l’on a investi en des trucs que l’on a envie de voir (ou du moins dans nos cas à nous envie d’y jouer). C’est quand même beau.

    Après la difficulté, peut être pour des boites Fr c’est la capacité de toucher un très large public, 90 000 personnes quand même pour Double Fine. Bon ok, c’est une pointure, mais je vais aller regarder du côté de digital-coproductions quand même.

    ps : vous avez voté/porté la bonne parole j’espère pour le concours 😀

  4. Oui c’est là toute la beauté du truc je trouve, chaque contributeur devient aussitôt un évangéliste du studio qu’il soutient. 🙂

    C’est vrai qu’ils ne sont pas nombreux les dev français/francophones capables de mobiliser les masses.

    Quoi qu’il en soit, je suis d’avis que le crowdfounding est une alternative salutaire, et une reprise de pouvoir des devs et des joueurs, face à une industrie du jv qui place le dividende loin devant le respect du client, et nous vend du jeu vidéo comme on nous vendrait des salades.

    Le pouvoir aux devs et aux joueurs (héhé) !

  5. jsupejve : ouais le pouvoir aux joueurs !!!

    Graisse de Bi : A priori c’est la même chose sauf que KickStarter est américain, donc difficile à aujourd’hui à utiliser quand on est français. Je parlais hier de KickStarter parce qu’il connait un vrai succès.
    jsupejve indiquait aussi digital-coproductions comme alternative made in France.

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