1 an sans internet [ouiMais]

1 an sans internet [ouiMais]

Mercredi 1 mai 2013 c'était le grand retour de Paul Miller sur la toile.

Qui est Paul Miller ? Un journaliste de 26 ans qui écrit pour The Verge un très bon site d'actualités hightech. L'an dernier donc, notre jeune journaliste déclare à son entourage qu'il a l'impression que l'info en continu et la suractivité en provenance du web est en train de le rendre dingue. Il souhaite donc essayer de se couper du web.

Le site web voit là une expérience intéressante et sponsorise le jeune homme pendant son année de retraite en échange bien sûr de son récit régulier.

Franchement l'article du retour est plutôt pas mal écrit, on peut apprendre qu'il s'est ennuyé, qu'il a été coupé de sa famille et de ses amis qui sont loin physiquement mais qu'il a pu se rapprocher de ceux qui étaient proches. Qu'il a pu lire et même écrire plus malgré une période d'adaptation.

Personnellement il y a 2 points qui me donnent envie de réagir :

– Y a une sorte de fracture générationnelle / sociaux-culturelle :

il a 26 ans. Il annonce qu'il est en ligne depuis ses 12 ans. Mais pour beaucoup d'entre nous cher lecteur, quand nous avions 12 ans internet était une fable dans les livres de SF. Le monde et les usages liés à l'informatique a tellement changé en 15 ans, c'est quand même un truc un peu dingue.

Dans mon point j'ajoute "sociaux-culturel" parce qu'évidement cela suppose d'avoir vécu ces années là dans un milieu et un pays plutôt riche (vu le prix des ordis et du web à l'époque)

Sans vouloir faire le vieux con, mais c'est toujours étonnant de se dire que l'on a grandi sans le web, sans téléphone portable et du coup avec encore moins de smartphone.

– La gestion de la surinformations, une culture et pas une nature :

Dans ma découverte des nouvelles technologies, il y a eu un moment clé, un avant et un après mon premier blackberry et le push-email.

Je sais que cet appareil a été pour moi l'objet initiatique qui m'a permis de sombrer dans la surconsommation-connexion-permanente à un meilleur équilibre qui est tout simplement que : déconnecter c'est facile et c'est pas grave. Rater une info, une news, une blague, un statut, une annonce… c'est inévitable, même connecté 24/24h la quantité de données et trop importante, on fini toujours par rater des trucs, alors pourquoi s'en faire ?

L'idéal est de chercher à s'organiser pour ne pas rater l'essentiel, mais qui au final est une si petite quantité d'information qu'elle est incomparable à l'actualité et aux tierces sollicitations.

Pour revenir à Miller et à mon propos, internet et la technologie demandent à l'Homme de s'adapter, d'établir ses règles pour en tirer le meilleur profit, reconnaitre les excès et à essayer d'en limiter les causes et les effets. La révolution technologique va tellement vite qu'il est presque difficile de reprocher "aux gens" de ne pas suivre.

En conclusion, je vais enfoncer une porte ouverte, je pense qu'il existe une solution à tout, nous la connaissons tous : une éducation basée sur la curiosité et l'ouverture d'esprit. (ok, c'est un peu niais mais tellement vrai…)

3 réflexions au sujet de « 1 an sans internet [ouiMais] »

  1. Sinon, j’ai un ami qui a écrit ce bouquin : https://www.amazon.fr/dp/B00CLP54M6
    Un peu dans le même genre, il parle de l’utilisation des réseaux sociaux par le grand public.

    Je l’ai pas encore lu, mais avant de savoir qu’il écrivait ce bouquin je m’étais fait la réflexion que les jeunes sur facebook ne sont absolument pas acteurs, ils sont juste des moutons qui like des status à la con.
    On dit que les jeunes sont nés avec l’outil, qu’il savent s’en servir, l’utiliser. Rien du tout oui. Ils ne connaissent pas les outils de travail collaboratif comme google doc, ils n’ont jamais utilisés et ne comprennent pas comment ça marche.
    Tout ce qu’ils savent faire, c’est aller sur facebook, cliquer sur la petite main, ou envoyer une photo depuis leur smartphone…

    1. Je l’acheterai, même si j’ai peur de me faire peur.

      Mais c’est évident qu’il est trompeur de penser que les parce que l’on est né avec un techno on la maitrise mieux, je pense que l’histoire montre le contraire, plus c’est ancien moins ça nous intéresse de savoir comment ça marche.

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